On commence aujourd’hui avec un gros sujet : l’écriture d’une trame scénaristique.
En guise de préambule, on va resituer le rôle de l’écriture dans le JdR

Cette série aura plusieurs parties et je ne peux pour l’instant vous dire combien.

Disclamer : Qui suis je ?

Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne suis pas auteur. Les éléments de ce blog sont issus de mon expérience de maître du jeu. Quand j’ai acheté mon premier livre de jeu de rôle, mon sentiment était un mélange de joie et d’anxiété : Est ce que j’allais comprendre comment cela se jouait?

Dans ce blog et ces articles, je vais tenter de vous transmettre mon expérience. J’aimerai que ce blog soit celui que j’aurai aimé lire quand j’ai débuté.

Préambule : L’écriture rôlistique, une forme singulière

Pour comprendre l’écriture rôlistique, il faut d’abord comprendre le jeu de rôle.

Le jeu de rôle est un jeu de société coopératif. Un joueur particulier, le meneur de jeu, met en scène une aventure dans un cadre imaginaire en s’aidant d’un scénario. Les autres joueurs interprètent les personnages principaux de cette aventure. Le jeu consiste en un dialogue permanent au moyen duquel les joueurs décrivent les actions de leurs personnages. Le meneur de jeu décrit à son tour les effets de ces actions, interprète les personnages secondaires et arbitre la partie en s’appuyant sur des règles.

FFJDR, définition collégiale, 2006

Cette définition permet de poser les bases – et donc de comprendre les singularités – du scénario de jeu de rôle.

La première particularité suppose que le scénario de jeu de rôle est destiné par des gens qui – pour la plupart- n’en connaissent ni les tenants ni les aboutissants.

La seconde particularité est l’asymétrie de gameplay entre le maitre du jeu et les joueurs. Le joueurs jouent leur personnage à la façon du théatre d’improvisation. Le maitre de jeu aura la charge d’interpretation de tous les autres personnages. il assurera également le déroulement de la trame scénaristique ainsi que son adaptation au fil de l’eau fonction des actions des joueurs tout en veillant à la cohérence générale de l’univers. Il jouera également le rôle d’arbitre.

La dernière particularité est un corollaire des deux précédentes : les joueurs étant au cœur de l’intrigue, il peuvent provoquer des digressions dans le scénario allant même, sans le vouloir, à la conduire à l’échec voire sortir totalement su scénario. Il appartiendra dans ce cas au maître du jeu de décider si ils les laissent agir à leur guise ou si il a recours a différents artifices afin de recentrer la partie.

Ces particularités en tête, nous pouvons nous lancer dans l’expérience de masteriser un jeu de rôle

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